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Thermodynamique de l’évolution – François Roddier – notes de lecture

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Les lois de la thermodynamique

Dans un système ouvert, traversé par un flux d’énergie, c’est-à-dire, hors équilibre, des structures en mouvement apparaissent.
En s’adaptant à l’environnement, elles s’auto-organisent de façon à maximiser le flux d’énergie qui les traverse. Cela a pour effet de maximiser la vitesse à laquelle l’énergie se dissipe. On dit que ce sont des structures dissipatives. Les cyclones et les êtres vivants sont des structures dissipatives. Un ensemble de structures dissipatives en interaction, comme l’atmosphère terrestre, un écosystème ou une société humaine, est aussi une structure dissipative.

Un cyclone se met en mouvement pour dissiper dans l’atmosphère la chaleur de l’océan. C’est une structure dissipative.
D’une manière générale, l’atmosphère terrestre est une structure dissipative. Elle s’auto-organise pour transporter la chaleur de l’équateur vers les pôles.
Plantes, animaux, hommes ou sociétés humaines sont des structures dissipatives. Ils se maintiennent en se renouvelant sans cesse.

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“Je suis devenue chamane malgré moi” – Corine Sombrun

“Vos cinq sens sont en hyper alerte ?
Voilà. Ce serait la raison pour laquelle l’intuition du chamane s’éveille tant : son « intelligence perceptive » prend le dessus sur son « intelligence spéculative ». L’intuition ne serait peut-être rien d’autre que cela : la capacité à percevoir un maximum d’informations qui, dans notre état ordinaire, passent inaperçues. La société moderne tend à hypertrophier l’intelligence spéculative et l’ego au détriment de l’intelligence perceptive et de l’empathie. L’expérience chamanique nous invite à changer. En transe, vous voyez que tout est interdépendant.

Mais pourquoi faut-il l’intercession d’un chamane ? Chaque humain ne dispose-t-il pas de sa propre intuition ?
Pour les historiens du chamanisme depuis Mircea Eliade, les chamanes seraient apparus au Néolithique, avec l’invention de l’élevage et de l’agriculture. Avant cela, n’importe quel humain avait sans doute une intuition et un instinct comparables à ceux des animaux. Les débuts de la civilisation auraient suscité l’émergence de l’intelligence spéculative au détriment de l’intelligence perceptive, et donc la nécessité d’une fonction spécialisée, chargée de conserver une surintuition pour protéger le groupe. Mais les chamanes auraient eux-mêmes peu à peu perdu leur puissance. Dans les années 1970, le psychologue Julian Jaynes disait que l’invention de l’écriture avait reformaté notre cerveau en changeant notre rapport à l’environnement et en diminuant notre intuition. En Mongolie, on raconte que les premiers chamanes étaient si puissants qu’ils pouvaient même entrer en contact avec Tenger, le dieu du ciel, père de tous les esprits. Aujourd’hui, ils ont appris à lire, mais savent au mieux communiquer avec des esprits mineurs, liés aux lieux, aux éléments ou aux ancêtres. “

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“Je suis devenue chamane malgré moi”

Extraits du livre d’Hervé Kempf “L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie”

Comment l’apathie populaire s’explique-t’elle ?

L’une des causes en est le conditionnement mental et politique permis par le contrôle des médias et notamment la télévision. La jeunesse en est la principale victime: sa culture vient prioritairement du petit écran qui a favorisé à la fois sa niaiserie et son individualisme puisque le rapport spectaculaire isole le plus souvent le sujet passif.
La majorité des jeunes acceptent avec une placidité naïve la domination de leurs aînés, qui eux ont su , à une époque où la politique était vivante, imposer leur force nouvelle.

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Darwin et les grandes énigmes de la vie – Stephen Jay Gould

Pourquoi Darwin a-t-il été si difficile à comprendre ?
En l’espace de dix ans, il convainquit le monde intellectuel de l’existence de l’évolution, mais sa théorie de la sélection naturelle ne fut jamais très populaire de son vivant. Elle ne s’est imposée que dans les années quarante et, aujourd’hui encore, bien qu’elle soit au cœur de notre théorie de l’évolution, elle est en général mal comprise, mal citée et mal appliquée.
La difficulté ne réside pourtant pas dans la complexité de sa structure logique, car les fondements de la sélection naturelle sont la simplicité même. Ils se résument à deux constatations entrainant une conclusion inévitable:
1. Les organismes varient et leurs variations se transmettent (en partie du moins) à leurs descendants
2. Les organismes produisent plus de descendants qu’il ne peut en survivre
3. En règle générale, le descendant qui varie dans la direction favorisée par l’environnement survivra et se reproduira. La variation favorable se répandra donc dans les populations par sélection naturelle.

Premièrement la variation doit être le fruit du hasard ou, tout au moins, ne pas tendre de préférence vers l’adaptation. Car si la variation est préprogrammée dans la bonne direction, la sélection naturelle ne joue aucun rôle créateur et se contente d’éliminer les individus non conformes.

Deuxièmement, la variation doit être petite relativement à l’ampleur de l’évolution manifestée dans la formation d’espèces nouvelles. En effet si les espèces nouvelles apparaissent d’un seul coup, le seul rôle de la selection consiste simplement à faire disparaitre les populations en place afin de laisser le champ libre aux  formes améliorées qu’elle n’a pas élaborées.

Pour commencer Darwin prétend que la sélection n’a pas de but. Les individus luttent pour accroitre la représentation de leurs gênes dans les générations futures, un point, c’est tout.
S’il existe un ordre et une harmonie dans le Monde, ce ne sont que les conséquences accidentelles de l’activité d’individus qui ne recherchent que leur profit personnel.
C’est, si l’on veut, l’économie d’Adam Smith appliquée à la nature.
En second lieu, Darwin soutient que l’évolution n’est pas dirigée, qu’elle ne conduit pas inévitablement à l’apparition de caractéristiques supérieures. Les organismes ne font que s’adapter à leur environnement. La dégénérescence du parasite est aussi parfaite que l’élégance de la gazelle.

Les cinq règnes de la vie

Le système à cinq règnes a l’avantage de rendre compte plus correctement compte de la diversité de la vie.
Il distingue trois niveaux de complexité:
– Les organismes unicellulaires procaryotes (monères)
– Les organismes unicellulaires eucaryotes (protistes)
– Les organismes multicellulaires eucaryotes (plantes, champignons, animaux)
D’un  niveau à l’autre, la vie se diversifie, ce qui est logique car, plus la complexité est grande, plus les possibilités de variation sont importantes.
Au troisième niveau, la diversité est si grande qu’il nous faut la diviser en trois règnes distincts.

Pendant les deux tiers voire les cinq sixièmes de l’histoire de la vie, la Terre n’a été habitée que de monères.
L’apparition du système a occupé environ 10% de l’histoire de la vie, pendant l’explosion du cambrien, il y a environ 600 millions d’années. J’en retiendrais deux éléments principaux:
– La formation de la cellule eucaryote – qui rendait la complexité possible en introduisant la variation génétique par l’intermédiaire d’une reproduction sexuelle efficace –
– L’envahissement de l’espace géologique par des organismes multicellulaires complexes.
Le mode de la vie était calme auparavant, il l’est redevenu depuis.

Pascal a fait remarquer, dans une métaphore planétaire, que la connaissance est comme une sphère: plus on apprend, c’est-à-dire plus la sphère est grosse, plus on est en contact avec l’inconnu (la surface de la planète). C’est vrai, mais n’oublions pas le principe des sphères et des volumes. Plus la sphère est grosse, plus le rapport du connu (volume) à l’inconnu (surface) est élevé.

Comme l’a écrit John Stuart Mill dans une phrase dont l’opposition devrait faire son slogan: “de tous les stratagèmes utilisés pour éviter de prendre en considération l’influence que la société et la morale exercent sur l’esprit humain, le plus lâche est celui qui attribue la diversité des comportements et des personnalités à des différences naturelles innées”.

Potentialités biologiques:

Notre nature biologique ne fait pas obstacle à la réforme de la société. Nous sommes comme dit Simone de Beauvoir: “L’être dont l’être est de n’être pas”

Épilogue:

Où va le darwinisme .
Quelles perspectives lui sont ouvertes au début de son second siècle ?
Je ne sais rien de l’avenir mais je connais assez bien le passé.
Et je suis persuadé que la définition des objectifs futurs est inséparable du point de vue de Darwin lui-même, en particulier des trois éléments fondamentaux de sa théorie:
L’individu est l’agent déterminant de l’évolution, la sélection naturelle est le mécanisme de l’adaptation, le changement évolutif est graduel.

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2014/03/19/8-questions-pour-en-finir-avec-les-cliches-sur-la-theorie-de-levolution/
http://sciencetonnante.wordpress.com/2014/04/07/la-selection-sexuelle-et-ses-exces-pourquoi-ny-a-t-il-pas-que-des-super-males/