Category Archives: Les TIC (Technologies de l’information et des communications)

Conférence “Sport et Post-humanisme” du 24 Février 2015

Thème de la conférence :  (par Pascal Taranto, professeur de philosophie à l’université de Nantes)
“Le “transhumanisme” s’efforce de penser, sur des fondements techniques et scientifiques, non pas l’avenir de l’humanité, mais bien la post-humanité. Son double paradigme est celui de l’intelligence artificielle, d’une part, et de l’autre celui du corps transformé et débarrassé de ses limitations naturelles : la faiblesse, la maladie, et même la mort. Le sport moderne, obnubilé par la performance et le record, est ainsi devenu le laboratoire du corps post-humain. Entre le corps bionique et l’ingénierie génétique, privé de tout télos naturel normatif, le corps sportif est livré à un imaginairdémiurgique anthropocentré où l’on a voulu voir, mais sans doute un peu trop vite, un signe de plus de la mort de Dieu, précédant de peu la mort de l’homme et de l’humanisme classique.”

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R57: Les nouvelles TIC favorisent-elles la transition écologique? Fabrice Flipo

Introduction

En 1990, le numérique est quasiment inexistant. L’équipement des foyers est proche de zéro. Le téléphone est filaire, souvent à cadran. En 1993, Netscape Navigator ouvre les portes d’un monde « virtuel » et permet une nouvelle activité, surfer sur un réseau de sites informatiques de documentation, dit Internet. Le réseau ne compte encore que 130 sites web. Ils sont un million quatre ans plus tard. Amazon est fondée en 1995, Google en 1998, et bientôt c’est la bataille autour des « portails » d’information. Apparaît alors un discours bien séduisant : une « nouvelle économie », « immatérielle », car tirée par l’information, serait en voie d’émergence. L’information, arguait-on déjà dans les années 70, c’est de la « néguentropie », qui permet d’aller contre les funestes avertissements de Nicholas Georgescu-Roegen et du Club de Rome (cf. les regards n°4 et n°51).

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) ne « produisent » rien d’autre, à première vue, que de la mise en relation. Et plus de mise en relation, c’est une société mieux (auto)contrôlée. Les TIC apporteraient donc « la maîtrise de la maîtrise » cherchée par Michel Serres dans son Contrat Naturel. Elles sont la clé : « le salut de la planète, la cohésion sociale et la reprise de la croissance sous une nouvelle forme semblent passer par la réussite et la vitesse de cette révolution » (Faucheux et al., 2010 : 191).
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