Les racines de la violence humaine plongent dans l’arbre de l’évolution

28 septembre 2016 – Le Monde
L’arbre de l’évolution des espèces n’explique pourtant pas tout. Là où les chimpanzés se tuent à plaisir, les bonobos, leurs plus proches parents, présentent des mœurs beaucoup plus pacifiques. Peut-être faut-il y voir la place prépondérante des femelles chez ces derniers. Les chercheurs ont, plus globalement, tenté d’isoler d’autres causes. Résultat : plus une espèce est sociale et territorialisée, plus la violence létale s’y exprime. Les disciples de Rousseau y trouveront une petite consolation. Car, pour le reste, l’examen des 600 populations humaines à travers le temps et l’espace détruit allègrement le mythe de notre innocence originelle.

Les relevés archéologiques confirment en effet que la pitié pour son frère n’étouffait ni sapiens ni Neandertal : « Pour ces temps anciens, les résultats enregistrés sont conformes avec le niveau de violence attendu compte tenu de la position de l’homme dans l’arbre phylogénétique », commente José Maria Gomez. « L’homme n’a pas attendu l’accumulation des richesses au néolithique pour être violent, souligne l’archéologue Jean Guilaine, professeur honoraire au Collège de France et auteur du Sentier de la guerre (Seuil, 2001). On a montré que les chasseurs-cueilleurs s’affrontaient eux aussi.

Lire l’article

 

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s