Les racines de la violence humaine plongent dans l’arbre de l’évolution

28 septembre 2016 – Le Monde
L’arbre de l’évolution des espèces n’explique pourtant pas tout. Là où les chimpanzés se tuent à plaisir, les bonobos, leurs plus proches parents, présentent des mœurs beaucoup plus pacifiques. Peut-être faut-il y voir la place prépondérante des femelles chez ces derniers. Les chercheurs ont, plus globalement, tenté d’isoler d’autres causes. Résultat : plus une espèce est sociale et territorialisée, plus la violence létale s’y exprime. Les disciples de Rousseau y trouveront une petite consolation. Car, pour le reste, l’examen des 600 populations humaines à travers le temps et l’espace détruit allègrement le mythe de notre innocence originelle.

Les relevés archéologiques confirment en effet que la pitié pour son frère n’étouffait ni sapiens ni Neandertal : « Pour ces temps anciens, les résultats enregistrés sont conformes avec le niveau de violence attendu compte tenu de la position de l’homme dans l’arbre phylogénétique », commente José Maria Gomez. « L’homme n’a pas attendu l’accumulation des richesses au néolithique pour être violent, souligne l’archéologue Jean Guilaine, professeur honoraire au Collège de France et auteur du Sentier de la guerre (Seuil, 2001). On a montré que les chasseurs-cueilleurs s’affrontaient eux aussi.

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L’homme, cet animal suicidaire peint par Jared Diamond

27 septembre 2012 – Le Monde

“Le sommet de Rio a montré qu’avec la crise économique les exigences écologiques passent au second plan. On vient pourtant d’apprendre – un exemple parmi d’autres – que la banquise arctique risque de fondre avant 2020, que les glaciers du Groenland sont menacés, ce qui va accélérer encore le réchauffement et bouleverser la circulation des eaux océaniques. Sommes-nous entrés dans un des scénarios tragiques décrits par Jared Diamond dans Effondrement ? Il nous répond : “L’humanité est engagée dans une course entre deux attelages. L’attelage de la durabilité et celui de l’autodestruction. Aujourd’hui, les chevaux courent à peu près à la même vitesse, et personne ne sait qui va l’emporter. Mais nous saurons bien avant 2061, quand mes enfants auront atteint mon âge, qui est le gagnant.”

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Puisque tout est fini, alors tout est permis – 26/09/2016

26 septembre 2016 – Libération

“La réponse est simple: renaître, comme il nous plaira. Nous sommes comme les personnages de la pièce de Shakespeare fuyant désormais un modèle de société qui nous a déjà bannis. Etant tout sauf désabusés, nous n’avons plus d’autre choix que celui d’inventer une nouvelle voie. La place est déjà prise? Trop prisée? Nous irons ailleurs, explorer. Sur les ruines des Trente Glorieuses, certains d’entre-nous au-dessous du seuil de pauvreté, nous ferons très exactement ce que nous voulons. Tant pis pour le confort, tant pis pour la sécurité, et tant pis si nous ne sommes plus capables d’expliquer à nos parents ce que nous faisons de nos journées. Nous sommes soutenus par l’amour que nous nous portons. On nous l’a de toutes manières assez répété: il n’y a plus d’issue. Dont acte.”

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Infographie montrant les moyennes de températures sur Terre depuis 20 000 avant JC.

Une remarquable infographie montrant l’évolution de la moyenne des températures sur Terre depuis 20 000 ans avant JC jusqu’à nos jours, avec pour chaque période les évènements marquants.
On y remarque une grande stabilité des températures jusqu’à la révolution industrielle, stabilité qui a permis l’essor des civilisations notamment.
https://xkcd.com/1732/

L’effondrement de notre civilisation industrielle – Pablo Servigne et Raphaël Stevens

Mars 2016  – Revue Acropolis

«Notre société meurt, cela veut dire qu’elle est en train de renaître. La mort seule n’a pas de sens. On est dans la mort-renaissance, et notre livre parle de cette renaissance, explicitement et implicitement entre les lignes.
Crise, transition, mutation…
Comment qualifier notre situation ?
Selon Pablo Servigne et Raphaël Stevens, nous assistons à l’effondrement de notre civilisation thermo-industrielle. Loin d’être défaitistes ou pessimistes, ils invitent au contraire à l’accepter, c’est-à-dire à entamer un travail de deuil pour se reconnecter à soi-même, aux autres et au vivant afin de pouvoir envisager un avenir.

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« Des jardins et des hommes » : une invitation à la rêverie

18 mars 2016 – Kaizen Magazine

« Lorsqu’on travaille la terre, la nostalgie n’a pas de place »
– Gilles Clément –

« Le jardin c’est l’endroit où l’on rassemble le meilleur de ce que l’on aime » poursuit Patrick Scheyder. « J’avais d’ailleurs demandé à Gilles Clément : “Je ne comprends pas quand je jardine je me sens toujours très bien, pourquoi ?” Il me répondit : “Lorsque l’on travaille la terre la nostalgie n’a plus de place car on travaille pour le vivant et même pour l’avenir. On est dans une dynamique de vie inépuisable qui projette dans le futur et qui n’emmène pas d’expériences douloureuses du passé. A mes yeux, la vie nous a été mal enseignée. On nous a enseigné que l’homme était différent de tout, je crois que c’est juste une question de culture. Si on enseigne à nos enfants et petits-enfants que l’homme fait partie de la nature, du jardin, l’homme se sentirait moins isolé et le mal-être disparaitrait » 

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